Belo: Malsamoj inter versioj

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==== La troeco ====
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Dans les années soixante, les [[éthologie|éthologues]] remarquaient que les situations stimulantes artificielles pouvaient surpasser les situations naturelles. L’attraction qu’exerce la beauté proviendrait biologiquement de l’effet du stimulus supranormal. Découvert par [[Konrad Lorenz]], [[Nikolaas Tinbergen]] et [[Irenäus Eibl-Eibesfeldt]], le [[stimulus supranormal]] ou hyperstimulus est un stimulus excessif qui déclenche une réponse plus intense. Ainsi, un œuf vert de taille imposante est préféré par une [[oie]] à ses propres œufs. Pour [[Thierry Lodé]], l’existence de ce stimulus révèle que la tendance à l’exagération est une composante fondamentale du biologique qui peut expliquer l’exubérance des traits sexuels chez les animaux, comme la queue du [[paon]] ou la pince du [[crabe violoniste]]. La [[sélection sexuelle]] s’imbriquerait dans une [[Conflit sexuel|coévolution antagoniste]] des traits spécifiques liée au [[conflit sexuel]]. La [[sélection sexuelle]] amplifierait le maintien de ces caractères outranciers en attisant le désir sexuel. La beauté physique ne serait que le résultat de l’impression exercée par la combinaison de ces caractères extravagants impliquant le développement du désir. Ainsi, la beauté, en tant que stimulus supranormal, serait d’abord un canon de la [[sexualité]]. Cette tendance à l’exagération se retrouve dans les œuvres artistiques depuis les premiers Grecs jusqu’à [[Picasso]] ou [[Fernando Botero|Botero]].
<!-- à développer ; Sources culturelles du jugement de goût -->
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